Quelle différence entre l'impression numérique (DTG) et le DTF ?
L'impression numérique (DTG, pour direct to garment) dépose l'encre directement sur le vêtement : elle ne donne son meilleur que sur du coton, idéalement clair. Le DTF (direct to film) imprime d'abord sur un film, transféré ensuite à chaud : il fonctionne sur toutes les matières et toutes les couleurs, avec un toucher un peu plus présent au départ.
Quelle technique pour imprimer sur t-shirt noir en coton ?
Le DTF ou la sérigraphie avec sous-couche blanche. L'impression numérique reste possible sur coton foncé, mais elle exige elle aussi une sous-couche blanche, qui rigidifie légèrement le rendu et fait monter le coût. La sublimation est exclue : elle ne tient que sur polyester.
À partir de combien de pièces la sérigraphie devient rentable ?
Généralement à partir de 50 à 100 pièces par modèle, à cause du coût fixe de calage des écrans — un écran par couleur, facturé la même chose que la série fasse 20 ou 500 pièces. En dessous de ce seuil, l'impression numérique et le DTF restent plus compétitifs puisqu'ils n'ont aucun frais d'installation.
Quelle technique résiste le mieux au lavage ?
La broderie : le motif est cousu dans le textile, il ne s'efface pas. Viennent ensuite la sérigraphie et la sublimation, très solides elles aussi. L'impression numérique et le DTF tiennent bien, mais s'estompent plus vite si le vêtement est lavé souvent et à haute température. Lavage à 30°C sur l'envers : c'est ce qui change le plus la durée de vie d'un marquage.
Peut-on imprimer une photo en haute définition sur t-shirt ?
Oui, via l'impression numérique, le DTF ou la sublimation. L'impression numérique sur coton blanc offre le meilleur rendu photo ; la sublimation sur polyester blanc s'en approche, avec un toucher imperceptible. Côté fichier, comptez 300 dpi à la taille réelle d'impression : pour 30 cm de large, environ 3 500 px.
La broderie convient-elle aux designs complexes ?
Non, la broderie est limitée par la taille du fil et le nombre de couleurs. Elle convient parfaitement aux logos simples, monogrammes, emblèmes mais pas aux photos, dégradés ou textes très fins.
Quelle est la technique la plus écologique ?
L'impression numérique avec encres à base d'eau est généralement la plus sobre : peu de déchets, pas de chutes de film, encres biodégradables. La broderie avec des fils naturels dure très longtemps, ce qui compte tout autant. La sérigraphie traditionnelle consomme plus d'eau et de produits chimiques, mais s'amortit mieux sur de gros volumes.
L'impression numérique, comment ça marche concrètement ?
Une imprimante à jet d'encre dépose le visuel directement sur le vêtement, à partir de quatre couleurs primaires : cyan, magenta, jaune et noir. Leur combinaison fait apparaître le motif dans la fibre même du tissu, ce qui donne une texture proche de celle du vêtement, sans surcouche sensible au toucher. Aucun écran, aucun calage : le coût unitaire est le même à la première pièce qu'à la centième.
Pourquoi l'impression numérique est-elle réservée au coton ?
Parce que l'encre à base d'eau a besoin d'une fibre naturelle pour s'accrocher. Sur le polyester et les mélanges à forte proportion synthétique, elle tient mal et perd en éclat. Pour ces matières, il faut passer par la sublimation (polyester clair) ou par le DTF, qui fonctionne sur à peu près tout.
Pourquoi la sérigraphie coûte-t-elle si cher en petite quantité ?
Chaque couleur du visuel exige son propre écran, tendu et calé avant le tirage. Ce travail est facturé une fois, quelle que soit la taille de la série : il pèse énormément sur 20 pièces et devient négligeable sur 500. C'est exactement ce qui rend la sérigraphie imbattable sur volume et inadaptée aux petites séries — et pourquoi un visuel à deux couleurs y coûte bien moins cher qu'un visuel à six.
Comment fonctionne la broderie, et sur quels produits ?
Une brodeuse numérique, programmée à partir de votre fichier, coud des fils de couleur dans le textile. Le motif n'est pas posé sur le tissu : il en fait partie. D'où le relief, la perception haut de gamme et une tenue qui ne s'altère pas. En contrepartie, la finesse est limitée par l'épaisseur du fil et le nombre de bobines de la machine, et le coût dépend de la densité de points. C'est la technique de référence pour les logos sur polos, casquettes, vestes et uniformes.
Quel fichier fournir selon la technique ?
Un PNG à fond transparent, en 300 dpi à la taille réelle d'impression, convient à l'impression numérique, au DTF et à la sublimation. Pour la broderie et la sérigraphie, prévoyez plutôt un fichier vectoriel (.ai, .svg ou .pdf vectorisé) : le tracé est converti en écrans ou en points de couture. Trois réflexes qui évitent une réimpression : retirer le fond blanc, éviter les traits sous 1 mm et tester le visuel sur la couleur réelle du vêtement, pas sur le blanc de votre logiciel.