Quelle technique d'impression textile choisir ?

Impression numérique (DTG), sérigraphie, sublimation, DTF, broderie : comparez les 5 grandes techniques d'impression et de marquage textile selon votre projet (quantité, budget, durabilité, type de vêtement).

Tableau comparatif

Faites glisser le tableau pour voir les 5 techniques →
CritèreImpression numérique (DTG)SérigraphieSublimationDTFBroderie
Quantité minimumDès 15 pièces50+ piècesDès 1 pièceDès 1 pièce10+ pièces
Coût unitaire€€€ (gros volumes)€€€€€€€
Rendu photo & dégradésExcellentLimitéExcellentExcellentTrès limité
Durabilité au lavageBonneTrès bonneTrès bonneBonneExcellente
Nombre de couleurs
Illimité
4 à 6 max
Illimité
Illimité
Limité (fils)
MatièresCotonCoton, polyesterPolyesterToutesToutes
Toucher de l'impressionDouxVariableImperceptiblePlastique légerRelief / 3D
Niveau de détails de l'impressionTrès élevéMoyenTrès élevéÉlevéFaible

Découvrez chaque technique en détail

01

Impression numérique (DTG)

Machine DTG imprimant un motif couleur sur un t-shirt blanc

Impression directe du visuel sur le vêtement par jet d'encre, à partir des quatre couleurs primaires. L'encre pénètre la fibre : rendu photo, détails fins et toucher souple, sans surcouche sensible. C'est la technique par défaut pour les petites séries et le print-on-demand.

Idéal pour : POD, e-commerce, t-shirts illustrés, photos, designs complexes
  • Dès 15 pièces, sans frais d'installation
  • Couleurs illimitées et dégradés parfaits
  • Réservé au coton (ou mélange à majorité coton)
  • Durabilité correcte, un cran sous la sérigraphie
02

Sérigraphie

Raclette étalant de l'encre sur un t-shirt en sérigraphie

Dépôt d'encre couche par couche à travers un écran de soie tendu, un écran par couleur. Couleurs très vives et tenue au lavage inégalée, mais un coût de calage fixe qui ne s'amortit que sur les grandes séries.

Idéal pour : Drops streetwear, merch événementiel, gros volumes, logos 2-3 couleurs
  • Tenue au lavage inégalée dans le temps
  • Coût unitaire très bas sur grandes séries
  • Minimum 50 à 100 pièces conseillé
  • Limité à 4-6 couleurs (coût par couleur)
03

Sublimation

Presse à sublimation transférant un motif sur un textile polyester

Transfert d'encre via chaleur et pression sur tissus polyester. L'encre pénètre la fibre, devenant indétectable au toucher. Rendu photo exceptionnel mais réservé aux matières synthétiques blanches ou claires.

Idéal pour : Sportswear, maillots, all-over print, accessoires polyester
  • Rendu photo et toucher imperceptible
  • Très durable : l'encre est dans la fibre
  • Polyester uniquement, en couleurs claires
  • Impossible sur coton naturel
04

DTF (Direct to Film)

Film DTF appliqué sur un textile avec une presse à chaud

Impression sur un film, transféré ensuite à chaud sur le textile. Combine la souplesse de l'impression numérique (couleurs illimitées, détails fins) avec la possibilité d'imprimer sur toutes les matières, y compris les coloris foncés.

Idéal pour : Petites séries, t-shirts noirs/colorés, sweats, tissus techniques
  • Toutes matières, toutes couleurs (même noir)
  • Détails fins, photos et dégradés
  • Production dès 1 pièce
  • Toucher légèrement plastique au départ
05

Broderie

Machine à broder cousant un logo sur un vêtement

Couture mécanique de fils de couleur sur le textile. Apporte un rendu noble et 3D indémodable, particulièrement apprécié pour les logos et emblèmes. Plus coûteux mais indéformable et extrêmement durable.

Idéal pour : Logos premium, polos, casquettes, vestes corporate, uniformes
  • Durabilité maximale, le rendu ne s'altère pas
  • Effet relief et perception haut de gamme
  • Impossible sur détails fins ou photos
  • Coût unitaire élevé (selon la densité du fil)

Trouvez votre technique selon votre contrainte

Identifiez votre contrainte principale : quantité, budget, rendu, matière ou durabilité.

Pour du POD sans stock, partez sur
l'impression numérique ou le DTF.
Aucun frais d'installation : le DTF part dès 1 pièce, l'impression numérique dès 15. Parfait pour tester un design avant une série.
Pour un budget serré sur gros volume, choisissez
la sérigraphie.
Dès 100 pièces, c'est imbattable en coût unitaire. Plus vous en commandez, plus c'est rentable.
Pour un design photo ou multicolore, optez pour
l'impression numérique, le DTF ou la sublimation.
Ces trois techniques gèrent les dégradés, photos et couleurs illimitées sans surcoût.
Pour une durabilité maximale, privilégiez
la broderie ou la sérigraphie.
Le rendu tient sans s'altérer, lavage après lavage. Parfait pour le workwear, le sport ou les uniformes professionnels.
Pour un rendu premium, tournez-vous vers
la broderie.
Effet 3D, fils brillants, sensation de prestige immédiate. Idéal pour logos discrets sur polos et casquettes.
Pour du sportswear en polyester, misez sur
la sublimation.
Toucher imperceptible, all-over print possible, indéformable au lavage. Le standard du maillot sportif.

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Questions fréquentes sur l'impression textile

Quelle différence entre l'impression numérique (DTG) et le DTF ?
L'impression numérique (DTG, pour direct to garment) dépose l'encre directement sur le vêtement : elle ne donne son meilleur que sur du coton, idéalement clair. Le DTF (direct to film) imprime d'abord sur un film, transféré ensuite à chaud : il fonctionne sur toutes les matières et toutes les couleurs, avec un toucher un peu plus présent au départ.
Quelle technique pour imprimer sur t-shirt noir en coton ?
Le DTF ou la sérigraphie avec sous-couche blanche. L'impression numérique reste possible sur coton foncé, mais elle exige elle aussi une sous-couche blanche, qui rigidifie légèrement le rendu et fait monter le coût. La sublimation est exclue : elle ne tient que sur polyester.
À partir de combien de pièces la sérigraphie devient rentable ?
Généralement à partir de 50 à 100 pièces par modèle, à cause du coût fixe de calage des écrans — un écran par couleur, facturé la même chose que la série fasse 20 ou 500 pièces. En dessous de ce seuil, l'impression numérique et le DTF restent plus compétitifs puisqu'ils n'ont aucun frais d'installation.
Quelle technique résiste le mieux au lavage ?
La broderie : le motif est cousu dans le textile, il ne s'efface pas. Viennent ensuite la sérigraphie et la sublimation, très solides elles aussi. L'impression numérique et le DTF tiennent bien, mais s'estompent plus vite si le vêtement est lavé souvent et à haute température. Lavage à 30°C sur l'envers : c'est ce qui change le plus la durée de vie d'un marquage.
Peut-on imprimer une photo en haute définition sur t-shirt ?
Oui, via l'impression numérique, le DTF ou la sublimation. L'impression numérique sur coton blanc offre le meilleur rendu photo ; la sublimation sur polyester blanc s'en approche, avec un toucher imperceptible. Côté fichier, comptez 300 dpi à la taille réelle d'impression : pour 30 cm de large, environ 3 500 px.
La broderie convient-elle aux designs complexes ?
Non, la broderie est limitée par la taille du fil et le nombre de couleurs. Elle convient parfaitement aux logos simples, monogrammes, emblèmes mais pas aux photos, dégradés ou textes très fins.
Quelle est la technique la plus écologique ?
L'impression numérique avec encres à base d'eau est généralement la plus sobre : peu de déchets, pas de chutes de film, encres biodégradables. La broderie avec des fils naturels dure très longtemps, ce qui compte tout autant. La sérigraphie traditionnelle consomme plus d'eau et de produits chimiques, mais s'amortit mieux sur de gros volumes.
L'impression numérique, comment ça marche concrètement ?
Une imprimante à jet d'encre dépose le visuel directement sur le vêtement, à partir de quatre couleurs primaires : cyan, magenta, jaune et noir. Leur combinaison fait apparaître le motif dans la fibre même du tissu, ce qui donne une texture proche de celle du vêtement, sans surcouche sensible au toucher. Aucun écran, aucun calage : le coût unitaire est le même à la première pièce qu'à la centième.
Pourquoi l'impression numérique est-elle réservée au coton ?
Parce que l'encre à base d'eau a besoin d'une fibre naturelle pour s'accrocher. Sur le polyester et les mélanges à forte proportion synthétique, elle tient mal et perd en éclat. Pour ces matières, il faut passer par la sublimation (polyester clair) ou par le DTF, qui fonctionne sur à peu près tout.
Pourquoi la sérigraphie coûte-t-elle si cher en petite quantité ?
Chaque couleur du visuel exige son propre écran, tendu et calé avant le tirage. Ce travail est facturé une fois, quelle que soit la taille de la série : il pèse énormément sur 20 pièces et devient négligeable sur 500. C'est exactement ce qui rend la sérigraphie imbattable sur volume et inadaptée aux petites séries — et pourquoi un visuel à deux couleurs y coûte bien moins cher qu'un visuel à six.
Comment fonctionne la broderie, et sur quels produits ?
Une brodeuse numérique, programmée à partir de votre fichier, coud des fils de couleur dans le textile. Le motif n'est pas posé sur le tissu : il en fait partie. D'où le relief, la perception haut de gamme et une tenue qui ne s'altère pas. En contrepartie, la finesse est limitée par l'épaisseur du fil et le nombre de bobines de la machine, et le coût dépend de la densité de points. C'est la technique de référence pour les logos sur polos, casquettes, vestes et uniformes.
Quel fichier fournir selon la technique ?
Un PNG à fond transparent, en 300 dpi à la taille réelle d'impression, convient à l'impression numérique, au DTF et à la sublimation. Pour la broderie et la sérigraphie, prévoyez plutôt un fichier vectoriel (.ai, .svg ou .pdf vectorisé) : le tracé est converti en écrans ou en points de couture. Trois réflexes qui évitent une réimpression : retirer le fond blanc, éviter les traits sous 1 mm et tester le visuel sur la couleur réelle du vêtement, pas sur le blanc de votre logiciel.

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